Mon voyage en Inde : suivre un appel intérieur

En février 2026, je m’envole pour l’Inde.
C’est un projet que je porte en moi depuis très longtemps, bien avant de comprendre pourquoi ce pays m’attirait autant.
Depuis petite, j’ai toujours ressenti ce besoin profond d’y aller, comme un appel intérieur que je ne pouvais pas ignorer.  Même si les médias et certains films montrent souvent l’Inde sous un angle peu flatteur, cette envie n’a jamais disparu.
Alors j’ai décidé de l’écouter. De m’écouter.

Ce voyage a été pour moi une découverte : une culture fascinante, une spiritualité riche, des pratiques ancestrales intrigantes…
Et j’ai eu envie de partager cette aventure avec vous, au fur et à mesure, pour que vous puissiez voyager un peu à mes côtés.

Je sais que cela pu sembler surprenant : j’ouvre mon activité, et quelques mois plus tard, je pars en Inde.
Mais combien de personnes renoncent à leurs envies parce que cela ne correspond pas à la “norme” ?
Combien se restreignent à cause du regard des autres ?

Moi, je choisis d’avancer selon ce qui résonne en moi, même si mes décisions sortaient du cadre. 
Parce qu’au fond, ce voyage a été essentiel à ma construction personnelle et professionnelle.

Je suis revenue avec davantage de connaissances, une vision encore plus riche, et une inspiration nouvelle pour créer des soins encore plus authentiques et originaux.
Et j’en suis fière.

Merci de me suivre dans ce cheminement.
Si vous êtes curieux, j’ai partagé mon expérience via mon compte Instagram.

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Je vous invite à lire ce texte que j’ai écrit : 

En Inde, difficile de tout prévoir comme en Europe. Ici, on court pour attraper son bus, on lève les mains au ciel pour choper un tuktuk.

On attend 2, 3 ou 5 h pour avoir un train. On patiente dans un bus bondé, la chaleur écrasante, les moustiques qui s’incrustent, l’Américain qui vomit par la fenêtre… pas de chance… d’intoxication alimentaire. Et puis finalement, tout est normal pour les locaux.
Un trajet qui devait durer 7 h finit en 12 h.
Je les ai observés et c’est normal ici d’attendre, de patienter, de poireauter, de tourner ses pouces dans tous les sens…

J’ai pris du recul sur ma vision, mon quotidien, bousculé et piétiné. Des sons brutaux puis doux, des klaxons, des chants religieux, des cris, des rires et des paroles. La vue, les couleurs toutes différentes mais créant une harmonie parfaite. Passer d’un extrême à l’autre, de la beauté à l’horreur et puis à nouveau la beauté des femmes, des hommes, des paysages, des routes, des sentiers.
La douceur des gestes et la violence d’autres. Le visage brut d’un pays à son image. Mais tout ça crée un pays qui effraie autant qu’il attire. L’Inde a été piétinée, rabaissée et jugée… bien trop jugée.

J’ai découvert un pays simple et accueillant. La gentillesse et l’entraide font partie de ce pays et oui, on ne vous montre pas tout ça sur internet. L’Inde, ça se vit, ça se ressent. Une énergie bien présente et forte sous toutes ses formes. Depuis que je suis rentrée, j’ai du mal à répondre à “alors l’Inde c’était comment ?” “c’était super, c’était trop cool” et puis je ne sais plus quoi dire… Je ne suis pas rentrée complètement changée mais j’ai appris ce que je pensais déjà connaître.

La patience et l’acceptation.

La patience.
Je ne cesse de dire que nous vivons dans un monde qui va parfois trop vite. Là-bas, tout va très vite mais par la force de la volonté, parfois leur monde se met sur pause. Ils sont capables d’attendre des heures pour vivre des choses exceptionnelles telles que des cérémonies. Les religions dans le monde sont d’une puissance extraordinaire, la création de monuments, de traditions et de partage.

La patience fatigue, épuise, mais le résultat est là, comme le dit sa définition. La patience est une vertu qui consiste à endurer avec constance et résignation les vicissitudes et les malheurs…
J’ajoute qu’elle crée un moment, ou plutôt des moments inoubliables et forts. Prendre le temps d’être patient pour être prêt à s’entrelacer avec ce qu’on a créé et attendu. Si tout se faisait facilement et rapidement, ce serait bien trop facile.

Merci l’Inde d’avoir renforcé ma patience pour m’ouvrir plus de portes.

L’acceptation. Parfois, c’est comme ça, nous ne pouvons pas changer les choses ou les gens.
Pendant mon voyage, j’ai écrit un texte qui m’a fait beaucoup de bien. Pendant une heure, je ne m’arrêtais pas d’écrire. Je voulais absolument le partager car il aurait pu aider mais… celui-ci s’est effacé, impossible de le retrouver. Que dois-je faire ? M’agacer, hurler ? NON, j’accepte et je recommencerai.
Ce texte n’était peut-être pas parfait et je le réécrirai, et il sera davantage meilleur.

En attendant, il m’a aidée et un jour, quand ce sera le moment, il le sera pour quelqu’un d’autre.
Accepte que les choses ne se passent pas comme prévu, accepte que tu ne peux pas tout contrôler, accepte ta différence et celle des autres.
Tout le monde ne voit pas comme toi. Voilà ce que l’Inde m’a réellement appris même si je pensais le savoir.
Accepter, c’est aussi s’excuser. Je me suis excusée d’avoir parlé, d’avoir pensé mal et maintenant je comprends… oui oui l’Inde m’a peut-être un peu changée.

Merci, Elsa